Sommeil perturbé : comprendre ce qui se passe pendant la journée pour mieux récupérer


Quand le sommeil devient plus difficile, l’attention se porte naturellement sur la nuit : difficulté à s’endormir, réveils, sommeil moins récupérateur ou fatigue au réveil.
Pourtant, le sommeil ne se construit pas uniquement au moment du coucher. Ce qui se passe pendant la journée peut aussi avoir une influence : rythme de vie, stress, préoccupations, habitudes, tensions corporelles, émotions ou manière de vivre certaines situations.
Observer ce qui se passe dans son quotidien peut alors permettre de mieux comprendre son fonctionnement et, surtout, de déterminer ce qui peut être travaillé et entraîné.
Le sommeil peut aussi être influencé par ce qui se passe pendant l’éveil
Une journée particulièrement chargée, une période de changement, des préoccupations professionnelles ou personnelles peuvent modifier la façon dont nous vivons nos journées.
Parfois, ce sont les tensions accumulées qui restent présentes au moment de se coucher. Dans d'autres situations, ce sont des émotions difficiles à gérer, des pensées qui prennent beaucoup de place ou une difficulté à décrocher d'une activité qui rendent la transition vers le sommeil plus compliquée.
Il peut aussi exister des habitudes installées depuis longtemps, des automatismes ou des conditionnements qui influencent notre manière de vivre certaines situations.
Il ne s'agit pas pour autant de chercher une cause unique à une difficulté de sommeil. Le fonctionnement du sommeil est complexe et propre à chacun.
L'intérêt est plutôt de se demander :
Que se passe-t-il dans mes journées ? Qu'est-ce qui revient régulièrement ? Qu'est-ce qui semble avoir une influence sur mes nuits ?
Observer son sommeil pour mieux comprendre son fonctionnement
Lorsque le sommeil devient perturbé, on peut avoir tendance à se concentrer uniquement sur les nuits difficiles.
Un agenda du sommeil peut constituer un support simple pour prendre du recul. Il permet de noter différents éléments au fil des jours et d'observer ses rythmes, ses habitudes et son ressenti. Cette observation peut faire apparaître des éléments que l'on ne remarquait pas forcément dans le quotidien.
Elle peut par exemple conduire à s'interroger sur son rythme de vie, son niveau de tension, la place des préoccupations ou encore la façon dont certaines situations sont vécues.
L'objectif n'est pas de transformer le sommeil en quelque chose qu'il faudrait surveiller ou contrôler chaque jour.
L'agenda est avant tout un outil de prise de conscience : il aide à partir de son expérience réelle pour mieux identifier ce qui mérite éventuellement d'être travaillé.
Ce que l’observation peut faire émerger
Ce travail d'observation ne conduit pas nécessairement à la même conclusion pour tout le monde.
Chez une personne, les difficultés peuvent faire apparaître une forte charge émotionnelle. Chez une autre, une difficulté à maintenir son attention ou à prendre du recul. Ailleurs, ce seront des habitudes bien installées, des conditionnements, une situation anxiogène ou encore des freins qui empêchent de modifier certaines façons de faire.
Le contexte dans lequel une personne évolue compte également.
Une période d'incertitude professionnelle ou économique, un conflit de valeurs, une situation familiale difficile ou des préoccupations persistantes ne disparaissent pas simplement parce que l'on souhaite mieux dormir.
L'enjeu n'est donc pas de chercher à supprimer tout ce qui peut perturber le sommeil.
Il s'agit plutôt de comprendre ce qui peut être influencé, ce qui peut être entraîné et ce qui nécessite éventuellement un autre type d'accompagnement.
La sophrologie en complément : un entraînement qui s’adapte à ce qui a été observé
C'est à partir de cette observation que la sophrologie peut prendre tout son sens.
La pratique ne consiste pas seulement à proposer des exercices d'apaisement mental ou de relâchement musculaire avant de dormir.
La respiration, la détente corporelle, l'attention et la visualisation constituent des moyens d'entraînement. Mais ce qui est entraîné peut évoluer en fonction de ce que la personne a identifié dans son quotidien.
Si l'observation fait apparaître une difficulté à gérer certaines émotions, l'entraînement peut notamment chercher à développer des capacités permettant de mieux les reconnaître, de les accueillir et de prendre davantage de recul.
Si la concentration est mise à l'épreuve, le travail peut porter sur la capacité à mobiliser, maintenir ou déplacer son attention.
Lorsque certaines situations déclenchent systématiquement les mêmes réactions, l'entraînement peut aider à prendre conscience de ces fonctionnements et à expérimenter progressivement d'autres façons de les vivre.
Dans d'autres situations, le travail peut concerner la capacité à prendre du recul face à un contexte anxiogène, à retrouver des ressources dans une période difficile, à clarifier ce qui est important pour soi ou à identifier certains freins qui limitent les possibilités d'action.
La sophrologie ne permet évidemment pas de supprimer un contexte économique difficile, une situation professionnelle complexe ou un conflit relationnel.
Elle peut en revanche permettre de travailler sur les capacités que la personne peut mobiliser face à ce contexte, lorsque cela relève de son champ d'action.
C'est cette articulation entre ce qui est observé dans le quotidien et ce qui peut être entraîné qui donne son sens à la démarche.
Un entraînement qui se poursuit en dehors des séances
Une séance ne constitue pas une fin en soi.
Les exercices sont expérimentés, puis progressivement réinvestis dans le quotidien. La répétition permet de mieux connaître ce qui fonctionne pour soi et de développer des capacités que l'on pourra ensuite mobiliser dans différentes situations.
L'objectif n'est donc pas nécessairement de disposer d'un exercice à utiliser uniquement lorsqu'une nuit difficile se présente.
Il s'agit plutôt de développer progressivement des ressources qui peuvent être utiles pendant la journée comme au moment de la récupération.
Cette démarche peut ainsi contribuer à modifier progressivement la façon dont certaines situations sont vécues, sans chercher à tout contrôler.
Une démarche complémentaire, dans le respect du parcours de santé
La sophrologie ne remplace pas un avis ou un suivi médical.
Lorsque les difficultés de sommeil sont importantes, persistantes ou associées à d'autres symptômes, il est important d'en parler avec un professionnel de santé afin de rechercher ce qui peut les expliquer et de bénéficier, si nécessaire, d'une prise en charge adaptée.
Dans sa pratique, Bénédicte Couderc travaille avec des professionnels de santé et peut orienter une personne vers son médecin ou vers le professionnel adapté lorsque la situation le nécessite.
La sophrologie peut alors trouver sa place comme démarche complémentaire, dans le respect du rôle et des compétences de chacun.
Mieux comprendre pour mieux agir
Une difficulté de sommeil peut être l'occasion de s'intéresser à ce qui se passe plus largement dans son quotidien.
L'agenda du sommeil peut aider à observer. Cette observation peut faire émerger des habitudes, des émotions, des fonctionnements ou des situations qui méritent d'être regardés de plus près.
À partir de là, l'entraînement sophrologique peut être adapté à ce qui a été identifié : apaiser, relâcher, mobiliser son attention, développer ses capacités, prendre du recul, expérimenter d'autres façons de vivre certaines situations et renforcer progressivement ses ressources.
Le sommeil n'est alors pas abordé isolément.
Il s'inscrit dans une démarche plus large visant à mieux comprendre son fonctionnement, développer ses capacités et retrouver progressivement une plus grande marge de manœuvre dans son quotidien.
Pour aller plus loin
Si vous souhaitez comprendre comment la sophrologie fonctionne et comment se déroule une séance, je vous invite à découvrir :
Si vous envisagez un accompagnement individuel ou en groupe à Castries ou à distance :
Et si vous souhaitez simplement poser une question ou prendre rendez-vous :
À propos de cet article
Bénédicte Couderc, sophrologue à Castries, accompagne des particuliers, des étudiants et des professionnels dans une démarche progressive visant notamment à développer leurs capacités et leur autonomie face aux situations du quotidien.
La sophrologie constitue une démarche complémentaire et ne remplace pas un suivi médical ou psychologique lorsqu'il est nécessaire.


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